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Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous la forme civitas Saiorum vers 400 (« cité des Saii »), Sagensis ecclesiae en 541, Sagensis pagus en 854, civitas Saxonum en 990, Sagio en 991 et 996, Sagii en 1022, Saxia en 1024
Le nom de Sées (Séez) vient des Sagii, tribu gauloise installée près des sources de l’Orne.
Le nom de Sées (et celui de Sagiens, forme savante) procède de (civitas) Sagiensis devenu Saiensis par lénition de [g] intervocalique, mot dérivé en -ensi de l'ethnonyme du peuple celte des Sagii, mentionné seulement à partir du IIIe siècle.
Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, ce nom était orthographié Séez. Cette graphie a d'ailleurs été conservée par l'Église catholique (diocèse de Séez, évêque de Séez). L'orthographe officielle Sées remonte à l'époque de Napoléon Bonaparte, à la suite de la campagne d’Italie, afin d'éviter l'homonymie avec Séez de Savoie (alors française).
Le gentilé est Sagien.
Antiquité
Selon la légende, Sées doit, à l'époque antique, sa richesse à l’existence d’un coq d'or apparaissant chaque soir à minuit et chantant son cocorico.
Après la conquête romaine, une agglomération se développe et devient chef-lieu de la civitas des Sagii. La découverte de pièces de monnaies romaines, de chapiteaux de style corinthien et les vestiges d’un temple gallo-romain détruit aux IVe et Ve siècles l'attestent.
Un four de potier mis au jour fortuitement dans le quartier des Halles en 1991 est daté du IIIe siècle, il produisait des jattes et des cruches.
La ville est christianisée vers 440 par saint Latuin, premier évêque de Séez.
Monuments civils
Hôtel de ville du XIXe siècle.
Le Palais d'Argentré : ancien évêché du XVIIIe siècle dû à l’architecte Joseph Brousseau, aujourd’hui établissement d'enseignement privé pour jeunes filles.
Édifices religieux
Sées est essentiellement réputé pour son patrimoine religieux et son passé de cité épiscopale.
La cathédrale Notre-Dame, place du Général de Gaulle, est une construction gothique du XIIe – XIIIe siècle. Elle a été restaurée au XIXe siècle par l'architecte Ruprich-Robert proche de Viollet-le-Duc.
Le musée départemental d'art religieux a été créé en 1969 dans une partie des bâtiments de l'ancien logis capitulaire (au nord de la cathédrale).
Abbaye Saint-Martin, place Saint-Martin, des XIIe et XIIIe siècles : si l’abbaye est devenue un lieu privé, l’église Notre-Dame-de-la-Place est publique.
Basilique de l'Immaculée-Conception, du XIXe siècle.
Ancien Grand Séminaire, rue d'Argentré, il fut érigé entre 1937 et 1940. S'il ne remplit plus sa fonction originelle, il reste cependant un lieu de formation car racheté, en 2000, par l'Institut Croix-des-Vents - Saint-Joseph.
Le bâtiment du chapitre, improprement appelé « chapelle canoniale », datant du XIIe siècle, remanié aux XIIIe siècle, XIVe siècle et XVIIIe siècle. Fortement remanié en 1963, il est l'un des derniers vestiges de l'ancien enclos canonial.
Malgré son nom usuel, ce monument ne semble pas avoir eu un usage de chapelle, mais de réfectoire ou de dortoir, puis de marché couvert2. Il sert aujourd'hui de salle d'exposition.
Hôtel-Dieu et sa chapelle classée.
Église Notre-Dame de la Place.
Église Saint-Laurent .
Église Saint-Pierre rue de la République .
Église Notre-Dame du Vivier (vestiges).
Chapelle des Sœurs de la Providence.
Chapelle de la communauté des Sœurs de la Sainte-Famille.
Chapelle de l'ancien couvent des Sœurs de la Miséricorde.
Chapelle Saint-Joseph.
Chapelle de la léproserie, ferme de la Madeleine.
Héraldique

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D'azur à la foi d'argent en fasce, surmonté par un cœur du même et enflammé d'or : le tout surmonté d'une fleur de lis d'or en chef.
JP
