Le déclic
Nous sommes une famille avec deux enfants, installés entre Toulouse et Saint-Gaudens. Nous allons régulièrement chez mes beaux-parents à Bagnères-de-Bigorre et nous aimons beaucoup passer des week-ends ou des vacances à l’océan (côte basque, Hossegor, île d’Oléron).
Nous connaissions surtout le camping en mobil-home. Mais année après année, les prix augmentent de façon démesurée… Pourtant, nous adorons l’esprit camping : les enfants qui peuvent circuler librement, les rencontres à la piscine, les apéros improvisés après une discussion… Bref, la convivialité !
Nous nous sommes donc lancés dans la recherche d’une caravane avec un petit budget. N’y connaissant rien au départ, j’ai écumé forums et sites spécialisés. Très vite, notre cœur a penché pour la marque ERIBA.
La recherche de la perle rare
Début juin, nous voilà à parcourir les annonces. Budget maximum : 4 000 €.
Autant dire que ce n’est pas simple… À ce prix-là, il y a peu d’offres, et elles partent très vite.
Nous avons quand même visité une Troll (hors budget) pour nous faire une idée du volume. Concept validé, coin WC validé, mais un peu grande pour nous. Nous décidons donc de nous concentrer sur la Triton.
On augmente légèrement le budget. Mi-octobre, je tombe sur une annonce :
• Très bon état
• Toujours stockée sous garage
• WC
• Store Thule
• Et même un stabilisateur ALKO (non mentionné au départ)
Seul hic : elle est à Guérande… à l’autre bout de la France pour nous !
J’envoie quand même un message. Les propriétaires sont des personnes âgées, très soigneuses, qui l’ont peu utilisée. Ils m’envoient des photos : elle est superbe. Prix non négociable.
Fin octobre, la caravane est toujours en ligne (mal classée dans les catégories, donc peu visible). Je tente une offre à -500 €, en évoquant la distance pour venir la chercher.
Fin novembre : message du vendeur.
« Quelles sont vos disponibilités ? »
Rendez-vous fixé au 20 décembre.
Cerise sur le gâteau : ils nous proposent de nous héberger dans leur T3 accolé à la maison.
________________________________________
Le jour J
Nous partons ma femme et moi pour de longues heures de route.
Temps agréable jusqu’à La Baule… puis crachin… puis grosse pluie. Bienvenue en Bretagne !
À l’arrivée, première vision de la caravane sous la pluie : pas très flatteuse. Le propriétaire nous invite à boire un café près du poêle à bois avant la visite. Excellente idée.
Une accalmie arrive. On inspecte la caravane :
• Intérieur impeccable
• Tout fonctionne
• Toile de toit propre
• Extérieur RAS
• Stabilisateur ALKO
• Très saine
Après une présentation détaillée et passionnée, nous signons les papiers.
Nous offrons quelques produits de notre Sud-Ouest (vins et chocolats
Petite visite de Guérande, vin chaud et crêpes au beurre salé.
Le soir, les anciens propriétaires nous invitent à dîner : bulles, civet de sanglier, crêpes en dessert. Soirée incroyable, conviviale.
________________________________________
Le retour… mouvementé !
Le lendemain matin, après une bonne nuit et un petit déjeuner, nous repartons avec SCARLET (oui, elle a déjà son nom !) bien attelée. Il fait sombre, il pleut, et les premiers kilomètres se font avec une certaine appréhension.
Premières impressions :
• La caravane suit parfaitement (merci le stabilisateur !)
• Bonne visibilité arrière
• Mais la voiture manque de puissance pour doubler et dans les faux plats montants
Après 2h30, pause sur une aire d’autoroute.
Au redémarrage : énorme fumée blanche à l’arrière. Type vapeur d’eau.
Sur la voie d’accélération, ça fume toujours… puis plus rien une fois lancé.
On continue.
30 minutes plus tard :
• Voyant moteur allumé
• Message : arrêt demandé
• Voyant AdBlue allumé
• Re-arrêt demandé
Panique.
Heureusement, une aire est à 300 mètres.
On s’y gare. Fumée blanche qui sort du capot, odeur désagréable.
J’ouvre : ça fume de partout. Ma femme est en panique.
Appel assurance. Appel au 17. Dépanneur envoyé.
Pendant l’attente, scène improbable :
Un chauffeur routier polonais s’arrête. Il nous montre sur son téléphone… sa caravane : une ERIBA Triton ! Il nous félicite, nous explique qu’en Pologne elles sont rares et très chères, nous offre des chocolats et repart avec un grand sourire pendant que sa femme nous fait coucou en visio. Moment hors du temps.
Le dépanneur arrive. Diagnostic probable : injecteur AdBlue HS. Nous voilà partis sur le plateau, caravane attelée derrière, direction son garage à 10 km : Saint-Jean-d’Angély.
Au garage Opel BERTHELOT, le patron confirme : injecteur HS.
Bonne nouvelle : pièce disponible, livrée vers 16h30.
Petite balade dans le centre commercial à côté.
À 18h00 : voiture réparée. Facture très honnête. Je recommande vivement ce garage.
Il reste 6 heures de route…
________________________________________
Épilogue
Traversée de Bordeaux sans bouchon (miracle !).
La caravane se comporte parfaitement.
La voiture, malgré son manque de puissance, nous ramène sans autre souci.
Minuit : arrivée à la maison.
Une aventure inoubliable pour récupérer notre Triton.
Des rencontres formidables.
Une grosse frayeur mécanique.
Et surtout, le début d’une nouvelle façon de voyager en famille.
Hâte de faire nos premières vraies sorties avec SCARLET !







